nosanimaux

L’aspect le plus impressionnant des animaux de Las Laous est leur rusticité. Les hivers ici sont froids et enneigés et les étés peuvent se montrer très chauds. La plupart des races et types modernes d’animaux ne prospéraient pas (voir ne survivaient pas) dans nos conditions particulières – mais cela dit, ce sont aussi les races où l’accent n’est pas mis sur la saveur.

Après plusieurs années d’expérimentation avec une sélection d’animaux traditionnels, nous avons choisi : cochons, vaches, ânes, chevaux, poules, chiens et un chat … pour le moment. Les cochons sont bons à manger, les vaches font du bœuf à partir de l’herbe (!!!), les ânes mangent tout, les chevaux nous donnent le plaisir, on ne peut jamais avoir trop d’œufs, les chiens sont bons pour l’âme et une chatte est bonne pour les esprits.

Nous sentons un lourd fardeau, la responsabilité de garder tant d’animaux, d'autant plus que nous savons que nous allons finalement les tuer et les manger. Pour nous, si cet animal va mourir afin de nous nourrir, alors notre devoir est d’honorer sa vie et de la rendre la ‘meilleure’ possible. Ceci est toujours la première considération quand nous discutons de n’importe quel aspect de la ferme – très souvent au détriment de nos finances.

Nous essayons de minimiser les interventions, donc la surveillance devient primordiale. L’élevage nécessite le contrôle et concilier cet aspect à un système d’élevage extensif et naturel est très prenant, mais après presque 10 ans nous commençons à maîtriser le jeu.

Nous refusons de donner de la nourriture OGM à nos animaux, mais nous ne trouvons pas nécessaire la certification biologique car pour être éligible au statut biologique ici en France nous serions obligées de doubler les coûts de nourriture et accumuler davantage de kilomètres alimentaires.

Ici, ce n’est pas réaliste de cultiver des céréales pour nos cochons étant donné notre altitude et les terres escarpées, mais nous nous procurons la nourriture supplémentaire dans le département afin de minimiser le plus possible les kilomètres alimentaires. L’idée est de permettre à nos animaux de convertir ce qu’ils trouvent dans la nature en savoureuse viande digne de notre table et de la vôtre. Notre principe directeur est que nos animaux doivent vivre en harmonie le plus possible avec leur environnement. Dès le début, notre désir était (et reste toujours) de produire de la viande heureuse des montagnes.